New York, New York

J'aimeJimmy Doyle (Robert De Niro) est un saxophoniste de renom de retour de seconde guerre mondiale. Baratineur, explosif, dragueur, il fait la connaissance de Francine Evans (Liza Minnelli), une chanteuse de talent. Ces deux là vont vite tomber fous l’un de l’autre et se faire embaucher dans le même orchestre.

C’est en hommage à Vincente Minnelli que Scorsese a décidé de faire New York, New York, grand amoureux des comédies musicales des années 40-50. C’est dans cette optique qu’il engage sa fille, Liza, révélée à l’écran dans le Cabaret de Bob Fosse où l’actrice pétille en chanteuse de boîte de nuit. Accompagnée du jeune De Niro, ils forment un couple détonnant et instable dans un New York d’un autre temps, reconstruit pour l’occasion. Une reconstitution mouvementée, loin d’être de tout repos, qui tourna régulièrement à l’homérique. Budget dépassé, tournage studio compliqué, décors trop coûteux, Scorsese eu bien du mal à tourner son film, notamment de par sa dépendance à la drogue, qui n’arrangea rien. Pour toutes ses raisons, le cinéaste ne garde pas un très bon souvenir de sa réalisation, qu’il juge comme sa plus faible. Difficile de lui donner tort, cependant, loin d’être son plus mauvais, New York, New York souffre en effet d’un classicisme déroutant qui l’empêche d’aspirer à grand chose. Il faut toute l’énergie du tandem Minnelli – De Niro pour sortir le métrage d’une chronologie lancinante, linéaire, répétitive. A l’image de Capra dans New York-Miami, c’est l’imprévisibilité des sentiments que le réalisateur s’est appliqué à mettre en scène. Mais son montage en ellipse, qu’il définit lui même comme «morcelé», accouche d’une romance légèrement stéréotypée.

New York, New York n’est pas désagréable pour autant car Scorsese, aussi mal inspiré puisse t-il être, demeure un metteur en scène de qualité. Sa manière de regarder ses deux acteurs ne trompe pas, sa façon de les mettre en avant non plus, découlent donc des scènes brillantes où les dialogues fusent aussi vite que des balles, où les répliques s’échangent du tac-o-tac aux sons jazzy des nombreux passages musicaux. Un Scorsese mineur, donc, qui, malgré ses fausses notes, tient la route par ses deux accords principaux : Minnelli et De Niro. Appréciation générale : discordant.

New York, New York : De Martin Scorsese (1977)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s