La Folle journée de Ferris Bueller

J'aimeFerris Bueller est un ado à qui tout réussi : populaire au lycée, plutôt beau jeune-homme, issu d’une famille aisée et amoureux de la plus belle fille du lycée, Ferris a une grande confiance en lui et l’étale au yeux de tout le monde. Non content d’être jalousé par la moitié du bahut il décide, assez régulièrement, de s’accorder des « day off » comme l’indique le titre original, c’est à dire des jours de sèche. Sous le prétexte de la maladie il convainc ses parents de lui laisser la maison et embarque avec lui sa copine et son meilleur pote dans une folle journée qui peut rappeler celle d’un autre teen-movie sorti 2 ans plus tôt : Risky Business. La comparaison s’arrête cependant ici ; car ci le film de Paul Brickman évoquait avec ingéniosité l’éveil à la sexualité et au monde du travail, le film de Hughes en restera à des bases qui tiennent plus de la comédie teen qu’à une métaphore du passage à l’âge adulte. Le principal idiot et hostile, les profs ennuyeux et ringards, la sœur hystérique, le meilleur pote atypique, la girlfriend canon, les parents bourgeois trop parfaits, etc : tout y est, on n’ira pas jusqu’à dire que ça frise la caricature mais presque.

Passé ce cadre un peu lisse, Hughes déploie les effets de sa comédie et nous amuse beaucoup plus : jeu du chat et de la souris façon Maman j’ai raté l’avion, road trip dans les rues de Chicago, mésaventures en tous genres, autant d’événements qui, à défaut de singulièrement nous surprendre, parviennent à nous tirer des sourires réguliers et complices. Mais le cinéaste, à qui l’on doit l’excellent Breakfast Club, est rarement avare quand il s’agit d’interroger l’adolescence, ses contradictions et ses douleurs. C’est dans cet esprit didactique que Hugues dénonce la sur-exigence que vivent certains élèves de parents obsédés par leurs réussites scolaires. Un sujet personnifié par le personnage de Cameron, étouffé par des parents autoritaires et avides d’une réussite qu’ils prennent soigneusement soin d’obtenir. Aucun manichéisme cependant de la part du réalisateur, la compréhension et le portrait étant davantage ses armes que le jugement facile et la dénonciation mesquine. Ferris Bueller se présente davantage comme un film sur l’amitié, l’hédonisme et le relativisme, et on le préfère comme ça.

La Folle journée de Ferris Bueller : De John Hughes (1986)

Le film est disponible au téléchargement.
Mot de passe : nicolensois
D’autres films vous attendent en section Cinéma
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s